Le vert sauge a-t-il déjà vécu ?

Star incontestée des murs depuis trois ans, le vert sauge commence à diviser. Entre lassitude des uns et passion des autres, où en est-on vraiment avec cette teinte ?

Il suffit de taper « vert sauge mur » sur Pinterest pour mesurer l’ampleur du phénomène. Des millions d’épingles, des centaines de tutoriels, des dizaines de marques qui déclinent la teinte sous tous les noms possibles : Lichen, Douce Prairie, Romarin Givré…

Pourquoi ça a si bien marché

Le vert sauge coche toutes les cases du mur réussi. Il est suffisamment coloré pour affirmer un caractère, mais assez grisé pour ne pas agresser. Il se marie avec le bois, le laiton, le lin, la terre cuite. Il fonctionne en chambre comme en salon, en mat comme en satiné. Bref, c’est la teinte sans risque par excellence.

Le problème, justement

Quand tout le monde adopte la même couleur, elle perd ce qui faisait son charme : sa singularité. Le vert sauge est devenu tellement omniprésent qu’il ne surprend plus. On le reconnaît immédiatement, et avec lui, un certain type d’intérieur : le rotin, les plantes suspendues, le miroir en arche. Une formule qui tourne en boucle.

Alors, on l’abandonne ?

Pas forcément. Le vert sauge reste une belle couleur. Ce qui est fatigué, c’est la manière de l’utiliser. Plutôt que le mur d’accent derrière le canapé (vu et revu), on peut l’appliquer au plafond, en total look sur les quatre murs, ou en association avec un terracotta foncé qui le réveille complètement.

Le vrai successeur du vert sauge ? Surveillez le vert olive et le kaki délavé. Plus profonds, plus complexes, ils offrent la même douceur végétale avec un caractère nettement plus affirmé.

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